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mardi 5 novembre, rencontre avec Michel Fabre autour de son livre « Un facteur pas comme les autres »

mardi 5  novembre, «19h19 » de l’APRES

au   RECANTOU, 42 rue des 7 troubadours (métro Jean Jaurès ou Marengo SNCF)

rencontre avec Michel Fabre autour de son livre

« Un facteur pas comme les autres »

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Si l’activité humaine sur le plateau de l’Aubrac s’est récemment transformée, ses monts d’origine volcanique que se disputent depuis des temps immémoriaux le Rouergue, l’Auvergne et le Gévaudan continuent d’offrir des grands espaces parmi les plus authentiques de l’Hexagone. Ses forêts de hêtres, ses pâturages, ses lacs naturels forment un paysage unique bien connu des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. Mais l’Aubrac a aussi un caractère bien trempé. Les étés y sont chauds et orageux, les hivers rudes. Pour vivre ici il faut avoir une solide constitution.

Tout ici demande plus qu’ailleurs de la force, de la volonté et du courage. Il ne faut pas être un homme ordinaire pour passer 5 mois dans un buron (les buronniers s’occupent, jusque dans les années 70, du pâturage d’estive du bétail venu des vallées et des causses et fabriquent sur place le fromage dans des conditions de vie très précaires), à travailler 16 heures par jour sans redescendre dans la vallée. Ni une femme ou un homme quelconque pour affronter ces hivers interminables qui vous bloquent parfois de longues semaines dans les maisons ensevelies sous la neige. Pourtant aussi rudes que soient ces conditions, il est un homme qui ne doit jamais baisser les bras car il est le dernier lien entre tous ceux d’ici et le reste du monde, c’est le facteur. Il livre le courrier à pied en toutes saisons. 35 kilomètres de bois, de pâture et de chemins caillouteux c’est difficile à la belle saison, en hiver quand la neige ennoie tout le plateau sous un épais drap blanc cela tient de l’exploit.

Aujourd’hui les hivers sont moins rigoureux, (doit-on s’en réjouir ?) les vaches montent encore des vallées et des causses pour se nourrir l’été de l’herbe grasse du plateau mais les burons, ces laiteries d’estives, eux ont fermé. Le facteur se déplace en voiture mais il est toujours animé par le même sens du service.

Quelques derniers habitants à avoir connu l’Aubrac tel qu’il était encore il n’y a pas si longtemps ont encore l’esprit clair et une mémoire sans faille. L’auteur les a rencontrés et longuement interrogés pour écrire cette fiction très réaliste.

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